Les cahiers d’été du BNIB – Comment sont-elles écrites ? (2/4)
30 juillet 2026
En cette année du centenaire de l’AFNOR, le BNIB revient sur ce que sont les normes volontaires.
Comment sont-elles écrites ?
Le mot-clé est ici « consensus » : en effet, le but est d’écrire un document sur lequel les parties prenantes sont d’accord entre elles a priori, sous peine de ne pouvoir s’en servir ensuite dans les marchés. Et pour cela, il faut commencer par mettre tout le monde autour de la table. Le succès tiendra ensuite à deux éléments clés : l’expertise technique des participants, et le pragmatisme permettant d’arriver à un accord concret.
Quand vient le moment d’écrire, les experts ne sont pas laissés à eux-mêmes : l’écriture des normes obéit à des règles, que le secrétariat de la commission de normalisation rappellera et que le président fera respecter. Si la rédaction est confiée à un groupe réduit, l’un ou l’une des membres sera chargé de l’animation et du respect du programme de travail, et de la présentation du projet à la commission de normalisation.
Les experts peuvent se réunir pour élaborer le texte, ou soumettre des contributions écrites. Le nouveau système OSD permet aujourd’hui un développement fluide et tracé en intégrant les contributions et les commentaires via un portail dédié. Tenir des réunions, ne fût-ce qu’à distance, reste un bon moyen de discuter et faire des choix parmi les propositions. Dans le cas des pratiques déjà bien consolidées sur le terrain, les mettre noir sur blanc sera relativement aisé. L’écriture du projet peut aussi mettre en lumière un sujet qui fâche, et donner alors lieu à d’âpres négociations. En cas de blocage, il peut être plus sage d’acter ce sur quoi il y a consensus et de publier une première version, en poursuivant le règlement des autres sujets dans le cadre de la préparation d’une révision.
Dans tous les cas, écrire une norme est un moment de rencontre et de partage professionnel, enrichissant au-delà de la production du document lui-même.
